Home
Bonnie's Blog
About us
Founder
Products
Training
Join Us
Contact Us
Photos
E-zine/Newsletter
Previous e-zines
Interesting Articles
Comments & Stories
Useful links
Past Events
Login Form





Lost Password?
No account yet? Register
 
Bonnie Featured in Tribune de Geneva PDF Print E-mail

samedi - dimanche 26-27 janvier 2008

La résistance au culte de la jeunesse botoxée s'organise

Elles sont plusieurs à dire leur ras-le-bol du jeunisme ambiant. Et l’exprime haut et fort dans des blogs, des livres ou encore des CD.  Elles revendiquent une image positive de l’âge. Rencontre avec deux femmes décidées à contaminer les autres.

Epanouie. «La jeunesse, c’est la vitalité, dit Bonnie Lou Fatio. Et on peut l’avoir quel que soit son âge. Moi, j’aime mes rides, je les ai payées cher. Elles reflètent tout ce qui m’est arrivé dans la vie.»  

Photo : STEEVE IUNCKER

Mais qui est-elle, Bonnie Lou Fatio, 64 ans, ni psychologue ni sociologue, pour nous donner la leçon? Et bien justement, dit-elle, c’est le fait d’être une personne ordinaire qui rend son message pertinent. «Si moi je peux bien vivre mon âge, tout le monde le peut.»Bonnie Lou Fatio veut changer l’attitude négative de la société envers le temps qui passe. Cet état d’esprit, elle l’appelle «AgeEsteem», ou estime de l’âge. «On parle de l’âge comme d’un poids, d’une chose qu’il faut combattre. Mais si on vit son âge sereinement, cette question perd de son importance et c’est alors la personne qui compte, pour ce qu’elle est.» Pour répandre cette idée, elle lance un livre, un CD audio et un site Internet. Qui s’ajoutent aux nombreux ouvrages parus ces derniers mois, dessinant une véritable tendance: la résistance au culte de la jeunesse botoxée.

On peut se sentir vieux à tout âge

Genevoise d’origine américaine, Bonnie Lou Fatio a travaillé dans la formation, le management et la santé. En 1995, elle crée son entreprise de conseils en motivation professionnelle, Blewfield Associates. «J’ai rencontré des centaines de personnes et ai constaté que le manque d’estime de soi empêche de nombreux employés d’optimiser leurs compétences, et donc la performance de l’entreprise. Bien souvent, le sentiment d’être trop vieux, dépassé, est à l’origine de ce manque de confiance. On peut l’éprouver à tout âge.»
Pour le moment, ses écrits ne sont disponibles qu’en anglais. Mais le succès obtenu aux Etats-Unis l’encourage à une prochaine traduction en français. La fréquentation de son site Internet grimpe, et elle a donné une trentaine d’interviews radio outre Atlantique.  Ses arguments sont désarmants. «La jeunesse, c’est la vitalité. Et on peut l’avoir quel que soit son âge. Moi, j’aime mes rides, je les ai payées cher. Elles reflètent tout ce qui m’est arrivé dans la vie.»

Enfin libre

Autre milieu, même discours. Claude Covo-Farchi, auteure du blog Vieux, c’est mieux, fait aussi un pied de nez au jeunisme ambiant. A 63 ans, cette ancienne enseignante Parisienne en a eu marre du langage politiquement correct utilisé pour parler des «seniors». «Au fond, mon propos n’est pas de dire qu’il est mieux d’être âgé que jeune. Je souhaite simplement encourager les gens à bien vivre avec leur âge, quel qu’il soit. Cela ne sert à rien de se dissimuler derrière des formules comme «jeune retraité». On ne peut pas être jeune et retraité!»  Claude Covo-Farchi fait bien davantage qu’assumer son âge. Elle le vit pleinement. «Je me suis rendu compte qu’après une vie de devoirs, je suis libre de faire exactement ce qui me plaît. Je n’ai plus d’enfants à charge et je suis veuve.» La bloggeuse se sent carrément plus libre que dans sa jeunesse. «A 25 ans, j’avais plein de soucis. Je me trouvais un peu trop grosse, pas assez jolie et je m’inquiétais pour mon futur. Avec le recul, je sais qu’il ne sert à rien de se faire du souci car bien des choses finissent par s’arranger. Je vis le moment présent comme je suis.»  Un jour, elle a cessé de teindre ses cheveux blancs. «Mon entourage était sidéré, lance-t-elle dans un grand éclat de rire. J’en ai tout simplement eu marre de passer trois heures chez le coiffeur à chaque fois. Et j’étais curieuse de me voir au naturel.»

Elles provoquent le déclic

Contemporaines, les deux bloggeuses respirent la joie de vivre. Mais elles sont toutes les deux passées par une remise en question. Et elles ont provoqué le déclic. Claude Covo-Farchi a difficilement accepté son départ à la retraite. «On me poussait dehors depuis déjà trois ans. Et au même moment, j’ai eu un cancer du sein. J’ai réalisé que je n’étais pas seulement une enseignante, ni une mère. Et que j’aimais la vie!» Bonnie Lou Fatio a paniqué quelques jours avant ses 60 ans, constatant qu’elle entrait dans la troisième partie de son existence. «J’avais le choix. Me lamenter ou réagir. J’ai décidé de prendre ma vie en main. Car personne ne pouvait le faire pour moi.»

SANDRA WEBER, Journaliste

 
   
Buy the bookbooksmall
Latest News
Who's Online
FREE e-zine






Legal Disclaimers  Privacy Policy